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La Tanzanie en bref
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Données générales

-  Superficie  : 945 087 km²
-  Population  : 44,9 millions (recensement 2012)
-  Capitale  : Dodoma (capitale officielle, siège du Parlement et de la Présidence de la République)
-  Villes principales  : Dar es Salam (capitale administrative ), Arusha, Mwanza, Tanga, Zanzibar
-  Langue officielle  : Swahili (langue la plus utilisée), Anglais (langue de l’éducation et de l’administration)
-  Monnaie  : shilling tanzanien (au taux de chancellerie)
-  Climat  : tropical sur la côte, semi-tempéré dans le reste du pays.
-  Fête nationale  : Fête de l’Union, 26 avril


Démographie

-  Croissance démographique  : 2,7 % (recensement 2012)

-  Espérance de vie  : 61 ans (recensement 2012)

-  Taux d’alphabétisation des 15 ans et plus  : 78 % (recensement 2012)

-  Religion (ordre de grandeur) :

  • musulmans (36%),
  • protestants (24%),
  • catholiques (21 %)

-  Indice de développement humain  : 152ème sur 187 pays (2012)


Economie en quelques chiffres

-  PIB (prix courants)  : 28,25 Mds USD (2012)

-  PIB par habitant  : 625 USD (2013)
-  Taux de croissance  : 7 % (2013)

-  Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2012)  :

  • Agriculture, pêche, forêt : 27,7 %
  • Industrie, construction, mines : 25,1 %
  • Services : 47,2 %

-  Taux d’inflation  : 7,9 % (2013)

-  Balance commerciale  : - 3,5 Mds USD (2013)

-  Principaux clients en 2013  : Afrique du Sud (17,3%) ; Inde (17%) ; Suisse (9,2%), Chine (7%) (2013)

-  Principaux fournisseurs en 2013  : Inde (18,4%) ; Suisse (13%) ; Chine (12,7%) ; Emirats Arabes Unis (9,5%) (2013)

- Exportations françaises vers la Tanzanie (2013) : 84 millions €

- Importations françaises de Tanzanie (2013) : 39 millions €


Panorama de l’économie tanzanienne

La seconde économie de l’East African Community (EAC)

La Tanzanie est le pays le plus peuplé de l’EAC (45 millions d’habitants), le plus vaste (947 300 km²) et la seconde économie avec un PIB de 28 Md$, inférieur de 30 % à celui du Kenya mais en progression plus rapide. La Tanzanie est la quatrième économie d’Afrique de l’Est derrière le Soudan, l’Ethiopie et le Kenya. Sa façade maritime de 750 km et ses frontières avec huit pays lui confèrent une position stratégique de plateforme régionale encore partiellement valorisée. La concurrence entre le port de Dar es Salam et celui de Mombasa au Kenya s’intensifie pour l’approvisionnement des pays enclavés. L’un des grands défis de la Tanzanie est de développer ses infrastructures afin de pleinement réaliser son potentiel au sein du commerce international : ports, routes, chemins de fer le long des trois corridors trans-tanzaniens.

Le secteur des services représente 49,1 % du PIB et est le plus dynamique (+8 % en 2012). Son développement est tiré par les télécommunications (+20 % / an depuis une décennie), les services financiers (+13,2 %), les transports (+7,1 %), et le commerce de détail. L’industrie manufacturière et le secteur de la construction progressent de 7,2 % grâce à l’amélioration progressive de la fourniture en électricité.

L’agriculture emploie près de 80 % de la population, mais souffre d’une faible productivité et progresse lentement (+4,2 % en 2012). Un autre défi de la Tanzanie est de valoriser ses immenses terres cultivables, les plus vastes de la région, en améliorant les pratiques et intrants des petits producteurs, en améliorant les infrastructures de transport et de stockage, enfin en attirant les investisseurs privés. Le développement du secteur minier est aussi un enjeu clé pour la Tanzanie qui est riche en ressources naturelles : 4e exportateur africain d’or, 15e réserve mondiale de charbon, gisements d’uranium et de nickel de grande envergure, etc. Ce secteur (+7,8 % en 2012) représente 50 % de la valeur des exportations et 30 % du stock d’IDE. Cependant, très peu taxé et n’employant qu’un nombre limité de personnes, il contribue au PIB pour seulement 3 %. Une croissance économique soutenue mais un niveau de pauvreté encore élevé

L’économie tanzanienne est l’une des plus dynamiques du continent africain, avec 7% de croissance en 2013 (la croissance est supérieure à 6 % / an depuis une décennie) et attendue au même rythme pour les deux prochaines années selon le FMI. La Tanzanie appartient au groupe des pays les moins avancés (PMA), son objectif est de devenir un pays à revenu intermédiaire vers 2025. Le PIB par tête est d’environ 570 $, l’un des plus faibles d’Afrique de l’Est mais il devrait avoir doublé entre 2000 et 2015.

L’inflation est revenue à un niveau raisonnable d’environ 6 % début 2014 après deux années au-dessus de la barre des 10 % (dont un pic à près de 20 % en décembre 2011). Grâce à la politique monétaire restrictive menée depuis plus d’un an par la Bank of Tanzania, le FMI prévoit une stabilisation autour de 5 % à moyen terme. L’un des grands défis de la Tanzanie est de rendre sa croissance davantage inclusive pour qu’elle bénéficie à toute la population, notamment les groupes les plus fragiles. La part de la population vivant sous le seuil national de pauvreté de 36 000 TZS pas mois et par personne (moins de 16,50 $ / mois / pers) a très peu réduit au cours de la dernière décennie (baisse de seulement 0,5 % / an) passant de 33 % à 28,6 % avec des inégalités criantes entre zones rurales et urbaines. 68 % des tanzaniens vivent avec moins de 2 $ par jour.

Le développement de la classe moyenne est l’un des leviers de lutte contre la pauvreté. Elle est estimée à 12 % de la population (en considérant une large fourchette de revenus) et émerge dans les grandes agglomérations, bénéficiant du dynamisme du secteur privé.

Un commerce extérieur dynamique, très dépendant des exportations minières et tourné vers l’Asie

Le commerce extérieur tanzanien croît d’entre 10 et 20% par an depuis dix ans. Néanmoins, un ralentissement est perceptible depuis 2011 et les débuts de la crise énergétique qui oblige les autorités à importer le fuel nécessaire au fonctionnement des centrales thermiques du plan d’urgence. Les exportations sont, elles, lourdement touchées par la crise que traverse le secteur de l’or et la baisse du cours de l’once sur les marchés mondiaux. Les minerais représentent en effet près de 50% de la valeur totale des exportations (soit 2Mds USD en 2013), l’or en constituant la majeure partie (85%).

Les principaux partenaires commerciaux de la Tanzanie sont l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Les échanges de la Tanzanie avec les BRICS progressent beaucoup plus vite que ceux des pays de l’UE ou de l’EAC : ils représentent 39% du commerce tanzanien en 2013 contre 29% en 2008, alors que la part de marché des deux autres blocs régresse : passage de 16 à 10% des échanges de biens pour les 27 pays de l’UE et de 7 à 5% pour les pays de l’EAC sur la même période. La montée en puissance du commerce avec l’Asie est par ailleurs une évolution structurelle de ces dernières années, avec +75% d’échanges de biens en dix ans (4 Mds USD en 2013 environ).

La balance des paiements enregistre un excédent de 435 M$ (en recul de 11,7 %) grâce à l’afflux d’IDE et aux transferts financiers. En effet, en stock accumulé, la Tanzanie est le premier pays récipiendaire de l’IDE en Afrique de l’Est et le 13e du continent africain. L’IDE reçu concerne essentiellement les secteurs miniers et gaziers. D’importants flux d’investissement sont attendus dans les 10 prochaines années pour l’exploitation du gaz dans le sud, la Tanzanie dispose de la 30e réserve mondiale de gaz.

Une gestion des finances publiques encore fragile

En dépit du dynamisme économique, plusieurs incertitudes pèsent sur les finances publiques tanzaniennes. L’année 2013 s’est achevée sur une dégradation de la situation budgétaire. Pour la première fois le gouvernement n’a pas atteint l’objectif de déficit public de 5,5 % du PIB fixé avec le FMI, le laissant déraper à 6,2 %. La dernière mission du FMI (nov. 2013) a souligné des recettes inférieures aux prévisions alors que les dépenses ont continué à progresser. La dette publique a atteint 47 % du PIB même si elle reste soutenable. Le budget 2014/2015 apparaît plus réaliste. Il devrait atteindre 19 853 Mds TZS (11,7 Mds USD), soit 31,4% du PIB. L’objectif est un déficit à 4,9% du PIB, ce qui ramènerait les comptes publics dans le rang des dispositions prises avec le FMI. Le Fonds a confirmé le 16 juillet 2014 le démarrage d’un nouvel l’Instrument de Soutien à la Politique Economique (ISPE) pour une durée de trois ans, l’objectif restant d’accompagner le gouvernement tanzanien dans la définition et la mise en œuvre de sa politique budgétaire et monétaire. Le redressement de la situation financière de l’opérateur national d’électricité Tanesco et la valorisation des réserves de gaz découvertes dans le Sud du pays seront un enjeu crucial pour l’équilibre des finances publiques tanzaniennes dans les années à venir.

L’enfant chéri des bailleurs de fonds

Rare pays stable de la région mais avec des besoins criants dans les secteurs sociaux tels que la santé ou l’éducation, la Tanzanie est l’un des principaux pays bénéficiaires de l’aide publique au développement en Afrique subsaharienne : plus de 2 Mds $ par an en moyenne, un montant équivalent à 25% du budget de l’Etat et près de 10% du PIB, sans qu’aucune baisse ne soit pour le moment envisagée. Environ 25% de cette aide est versée sous forme d’aide budgétaire globale (versée directement dans les caisses du Trésor sans fléchage sectoriel) par douze bailleurs de fonds, multilatéraux et bilatéraux. Néanmoins, face à la dégradation de la situation budgétaire en 2013 et la stagnation des mesures anti-corruption, les bailleurs (dont le principal en Tanzanie, la Banque Mondiale) privilégient de plus en plus une aide budgétaire sectorielle ou une aide-projets.

Composition du Gouvernement

(janvier 2014)

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/do...


Politique intérieure

(janvier 2011)
La Tanzanie est issue de l’union, en 1964, du Tanganyika et de l’archipel de Zanzibar. Julius "Mwalimu" Nyerere, premier président de la République Unie de Tanzanie de 1964 à 1985, est la figure marquante de la construction du nouvel Etat et reste, dix ans après son décès (le 14 octobre 1999), une référence incontournable de la politique tanzanienne.

Après avoir rompu en 1986 avec le dirigisme économique (socialisme agraire), la Tanzanie a mis fin au régime du parti unique en 1992. Le président Mkapa, élu en 1995 et 2000, n’était pas candidat en 2005, conformément à la constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Le candidat du Parti de la Révolution (CCM), M. Jakaya Kikwete, ministre des Affaires étrangères depuis 1995, après un premier mandat (2000-2005) a été réélu le 31 octobre 2010 au terme d’un processus électoral dont les observateurs ont salué le bon déroulement.

L’équipe gouvernementale actuelle a été nommée le 24 novembre 2010. Elle accorde une place appréciable aux femmes et à la jeune génération tout en respectant les équilibres régionaux et religieux.

Les priorités du gouvernement sont les questions de développement économique (Mkukuta = stratégie nationale quinquennale de réduction de la pauvreté mise en place fin 2005) et les réformes structurelles et institutionnelles.

Plusieurs grandes réformes ont vu le jour pendant le premier mandat du Président Kikwete : 1) la réforme du secteur public dont l’objectif majeur est la cession ou la privatisation d’entreprises publiques (assurance, réseau ferré et portuaire) ; 2) la réforme du secteur de l’énergie (Power Sector Reform Strategy) ; 3) la réforme du secteur des transports (Medium Term Transportation Infrastructure Investment Plan), qui sous-tend la privatisation d’infrastructures portuaires et ferroviaires ; 4) les réformes législatives dont la réforme des lois complexes sur la propriété foncière, le décret anti-corruption (The Prevention of Corruption Act) et des mesures de soutien aux entrepreneurs locaux pour améliorer le climat des affaires.

Mais plusieurs difficultés demeurent, notamment la crise énergétique consécutive à une exceptionnelle vague de sécheresse (2003 à 2006) ainsi que des des tensions économiques et sociales suscitées par l’augmentation des produits de première nécessité ainsi que la hausse du prix du pétrole. Enfin, on peut noter que le sentiment de corruption, la faible part du privé dans l’économie ainsi que les carences de l’administration fiscale contribuent à un climat médiocre des affaires.

Grâce à sa stabilité politique, la Tanzanie peut jouer un rôle majeur dans la promotion de la paix et du dialogue, dans une région confrontée à des conflits meurtriers.


Politique étrangère

(janvier 2011)

ONU

La Tanzanie a siégé au Conseil de Sécurité des Nations unies en qualité de membre non permanent au cours du biennum 2005-2006. Le Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki Moon, a nommé en janvier 2007 Mme Asha-Rose Migiro, jusqu’alors ministre des Affaires étrangères de la Tanzanie, au poste de vice-secrétaire général (n°2) de l’ONU.

Grands lacs

La Tanzanie a subi de plein fouet le contrecoup des conflits dans la région des Grands Lacs, notamment par l’afflux massif et régulier de réfugiés rwandais (600.000 en 1994, progressivement rentrés à partir de 1996), burundais (700.000 au plus fort de la guerre) et congolais. C’est le pays d’Afrique qui a accueilli le plus grand nombre de réfugiés. Elle a par ailleurs entamé un processus d’octroi de la nationalité tanzanienne à plusieurs dizaines de milliers de réfugiés burundais de 1972 (30.000 fin 2009), ce qui constitue un geste politique particulièrement généreux.
Dar es Salaam a participé activement à la résolution du conflit en RDC. Le Président Mkapa (1995-2005) a notamment été mandaté pour assurer une médiation entre les Présidents Museveni et Kagame en 2003. Par ailleurs, la Tanzanie est un membre actif de la Conférence internationale sur les Grands Lacs, dont elle a accueilli le premier Sommet en novembre 2004.
La Tanzanie a également joué un rôle majeur de médiateur dans la crise burundaise pour convaincre les rébellions armées, en particulier le CNDD-FDD, de rallier le processus de transition. Elle a continué à jouer ce rôle au sein de l’initiative régionale (avec l’Ouganda et l’Afrique du Sud) vis-à-vis du FNL, dernière rébellion active au Burundi jusqu’à la signature d’un accord avec le gouvernement burundais en septembre 2006.
Elle accueille enfin le Tribunal Pénal International pour le Rwanda, dont le siège est à Arusha.

Union africaine

La Tanzanie a présidé avec succès l’Union africaine de février 2008 à février 2009. Elle a ainsi activement contribué au règlement des crises politiques au Kenya, aux Comores (expédition militaire, avec le soutien logistique de la France, contre le colonel "sécessionniste" Bacar à Anjouan) et au Burundi. Elle a encouragé le rapprochement entre la RDC et le Rwanda. Sur les dossiers lourds et qu’il aurait été illusoire de penser faire aboutir en l’espace d’une présidence (Darfour, Somalie, Zimbabwe), elle s’est attachée à approfondir la capacité de travail collectif de l’Afrique. Enfin, elle a favorisé le développement du dialogue africain avec l’Europe, la Chine, l’Inde, la Turquie et le Japon.

Coopération régionale

La Tanzanie a contribué à la renaissance, en 1999, de la Communauté d’Afrique de l’Est (East African Community, EAC), dont le siège est à Arusha, le Secrétaire général un Tanzanien (M. Juma Mwapachu, ancien ambassadeur de Tanzanie à Paris) et dont elle a assuré la présidence de novembre 2009 à novembre 2010. La présidence est actuellement assurée par le Burundi. L’Union douanière, progressivement instituée depuis 2005, est entrée dans sa phase définitive en 2010. L’accord politique sur la création d’un marché commun a été signé le 20 novembre 2009, à l’occasion du dixième anniversaire de l’organisation, par les chefs d’Etat des cinq pays membres (Kenya, Ouganda, Tanzanie, rejoints en 2007 par le Burundi et le Rwanda). La nouvelle présidence tanzanienne a amorcé les discussions en vue de la création d’une zone monétaire commune, ainsi que sur les "termes de référence" du projet de confédération politique, qui viendra le moment venu parachever l’intégration des Etats membres.
La Tanzanie appartient également à la Communauté de Développement de l’Afrique australe (Southern African Development Community, SADC). Elle a quitté le Marché Commun d’Afrique Orientale et Australe (COMESA) en septembre 2000. Les trois organisations (EAC, SADC et COMESA) ont entrepris en 2008 un processus de rapprochement visant à aboutir à la constitution d’une zone de libre échange regroupant près de trente pays et quelque 500 millions d’habitants.


Carte de la Tanzanie

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publié le 6 août 2014

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